Au coeur du Kosovo đŸ‡œđŸ‡°

C’est le but de notre nouveau projet dans les Balkans (Expedistan part III) : arriver dans un pays Ă  la rache totale. Et pour le Kosovo ça marche ! D’abord, on est crevĂ©s. Dans le bus pourri qui nous emmĂšne Ă  Pristina, on a le choix entre regarder les clips de musique folklorique kosovar sur la tĂ©lĂ©, ou dormir. On dort. On se rĂ©veille Ă  la frontiĂšre pour se faire tamponner le visa. Super accueil avec des voitures blindĂ©es. Dommage : pas de cafĂ©…

« You work here? » demande le policier.

« Just visiting » on rĂ©pond.

« … « Les yeux s’ouvrent sur des montagnes superbes. On arrĂȘte de compter les stations essence bĂȘtement : il y en a une tous les 500 mĂštres. Puis des carriĂšres. Parfois, des collines vertes. Mais surtout, des casses autos qui cĂŽtoient les grands magasins de voitures neuves… contraste.

On voit aussi un Renault Partner de la KFOR française, restriction budgĂ©taire oblige, se faire doubler par une Golf neuve des patrouilles locales. Ce n’est pas du jeu…

ArrivĂ©s Ă  la station de bus, on ne sait pas quelle langue parler. Le serbe, surtout pas ! Le russe, hem… On embĂȘte le premier anglophone du terminal de bus pour une leçon express d’albanais : « Mirdita », « Faleminderit » et tout le tsoin tsoin !

Pas de plan de Pristina, juste une adresse : celle de notre couchsurfer, mais lĂ , c’est une autre histoire : on s’Ă©lance dans les rues de la nouvelle ville Ă  l’assaut du King Casino, lieu qu’Ă  priori tout le monde connaĂźt dans la ville. Un premier type nous dit « Welcome to Kosovo »! Croyant qu’il parle l’anglais plus que trois mots, on lui demande la direction. On le suit sur 1 kilomĂštre, puis c’est le vide. En fait, il ne savait dire que « Welcome to Kosovo » et il a aucune idĂ©e de la localisation du casino… Deux filles prennent le relais, et au lieu de nous amener au casino, elles nous invitent Ă  boire un cafĂ© ! Sympa !!! Et rebelote trois fois d’affilĂ©e avec successivement :  deux Ă©tudiants albanais, un kosovar qui veut nous payer le taxi et … un pĂ©ruvien qui joue de la guitare dans la rue !

On finit par trouver Ă  pied le casino au bout de deux heures de recherche, maintenant il fait nuit et on visitera demain.

PremiĂšres minutes cocasses Ă  Pristina… C’est quoi la monnaie ici ? C’est quoi la langue ? Il est ou le casino ? aaaargghh ! Mais les kosovars nous rĂ©servent un accueil original.

Ça semble loin maintenant mais c’Ă©tait quelques minutes avant de sortir du bus : de la montagne, du pont et du tunnel !!!!

Et parfois du rĂȘve !!! C’est beau, c’est vert, ça s’appelle un petit village kosovar avec des moutons.

Et ça, c’est moche : des casses autos partout.

Nos premieres heures Ă  Pristina, passĂ©es Ă  chercher une adresse. On n’a pas marchĂ© un mĂštre tous seuls. Ici, accompagnĂ©s par un Ă©migrĂ© pĂ©ruvien qui joue de la guitare dans la rue. A ce qu’il parait, il est connu ici, Ă  ce qu’il parait.

Enfin, on peut visiter. Bill est venu il y a deux semaines pour inaugurer la rue qui porte son nom désormais.

Clin d’Ɠil depuis la fenĂȘtre du musĂ©e du Kosovo.

Le vernissage commence Ă  7 heures ce soir, mais le directeur artistique nous laisse entrer. On dĂ©couvre les peintures modernes d’une jeune artiste kosovare. Le Kosovo reprendrait-il des couleurs ?

Pristina ville neuve ?? Dans le reflet des immeubles consulaires et gouvernementaux, on aperçoit les rĂ©sidus d’une vieille ville. (Picture made by Gaela)

Enfin, on s’approche de la vieille ville. Les contrastes s’accentuent. OĂč sont les filles qui font du shopping et les types en BMW ? Ils semblent ĂȘtre restĂ©s dans la rue Bill Clinton ou Nen Teresa. Dans la vieille ville, on aperçoit ces visages, ces gens qui saluent avec la main sur le cƓur, qui ne manquent pas l’appel du muezz in.

Kosovo, terre de contrastes.

Petit freestyle de Galou dans les bois.

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