Mexique 2008 : le CHIAPAS ! (Chapitre 5)

Jour 21 : Chiapa de Corzo – Canyon del Sumidero

On prend une lancha (barque à moteur) à Chiapa de Corzo, pour rejoindre les cañones del Sumidero par le Rio de Grivalja. Les deux parois se rapprochent, s’élèvent (jusqu’à 1 km de haut), ça y est, on est dans le canyon. C´est l embleme du Chiapas : deux falaises verticales par lesquelles les indiens conquis par les espagnols ont préféré se lancer plutôt que demeurer esclaves.

Sur la rive, un crocodile sauvage se repose, Galoo l’a vu! Bon j ai rien vu … Sur la rive droite, on entend les cris des singes araignées. Ils se balancent de branches en branches. Les pluies des jours passés rajoutent du spectacle, des cascades se jettent, du haut des canyons, dans le rio. RDV avec la nature… 

Sur le sentier de « la conciencia« , on croise un iguane, des félins, des papillons, un toucan ! mais c´estlajungle ici ! Les moustiques aussi, on se fait piquer de partout. La rando du cañon du Sumidero est courte, nous on veut découvrir ! Sur le plan, aucun chemin supplémentaire, mais…

                       > Tout doux …

Un autochtone nous montre le chemin pour remonter la rivière jusqu´á la cascade. On va tracer les sentiers ! On est seuls, silencieux, autour de nous, mille bruits. Les pieds à contre courant dans la rivière, on monte ! On suit la rivière, c´est notre unique repère. Les papillons nous suivent sur quelques mètres, se posent…On y est. On n´ira pas plus haut, on atteint la paroi verticale droite du canyon, et ca fait une bonne trotte! Les canyons vus d’en bas donnent le vertige.

                         > Notre chemin : la rivière

En revenant vers Tuxtla, on croise un match de basket TEC Monterrey VS Universidad de Tehuantepec. L’ambiance étudiante bat son plein dans les tribunes, ca chauffe un peu. Mario nous emmene faire un tour avec son pote Andrès. La ville est belle, vue de « Torre de la Patria ». On se pose sur une place avec une vue encore plus grande de Tuxtla. Ici, les jeunes s’arrêtent, passent un bout de la nuit, boivent un coup, rigolent, dansent toute la nuit. Ambiance dans le parking-fiesta. On tchape une bonne partie de la nuit. On rencontre Rodolfo, un couchsurfer qui n‘avait pas pu nous prendre. LE MONDE EST PETIT !D’entrée, il nous demande si on aime les choses « turisticas o no ». Il nous parle alors de son ami qui tient une ferme organique, des tribus indiennes que l’on peut aller voir, des villages tzotzils, tzetzals. On prend un bout de papier, notre carte au trésor désormais. Sur notre « carte », la frontière Chiapas-Guatemala, la forêt lacandone, puis quelques noms de villages : Naha, Oventic, Metzabok, Larrainzar ….

Il est 2h du matin…

Jour 22 : San Cristobal de las Casas

San Cristobal, même avant les couleurs qui vont nous illuminer les yeux, c’est l’ambiance, c’est l’accueil que l’on ressent d’abord. Sans carte, on se laisse guider par les couleurs des murs de ce bijou colonial. Les femmes vêtent des huipiles, colorés, exhubérants.

Trêve de plaisanterie, notre objectif est de trouver l’Instituto Fray Bartoloméo pour pouvoir aller dans des villages indigènes afin d´observer les droits de l´Homme. Les riverains n’ont pas l’air de connaître (par cœur) leur ville. Avec leur conseil plus ou moins précis, on lézarde, on parcourt les rues, on se perd, mais peu importe c’est ça le spectacle ici. On prend le temps de manger, on repart se perdre, on trouve enfin l’instituto, pas si compliqué pourtant ! Les gens que l’on rencontre là, nous font douter sur notre projet. En fait il faut rester deux semaines minimum dans un seul Pueblo pour « soi-disant » observer et rendre compte de la situation. Ok, un moment pour réfléchir, nous on veut surtout continuer notre chemin. On se débrouillera tout seul pour y aller.

Tout seuls ! Discuter, s’informer, pour mieux décider, à deux. C’est ça notre projet. San Critobal de las Casas est superbe ; quand on est ici, on se sent comme dans une capitale. Non pas par sa taille mais sa grandeur : 16 Eglises superbes, toutes les couleurs du spectre, les rues pavées, les enfants qui jouent. Ce soir, alors que le soleil fait rougir la façade de Santo Domingo, Ulises nous fait rougir une viande grillée qu’on enviait depuis presque un mois déjà.

Jour 23 : San Cristobal de las Casas – Chamula – Larrainzar – Oventic

« DEOYOT !»  (Bonjour en Tzotzil)

On part très tôt ce matin pour découvrir Chamula, un village peuplé d’indiens Chamulas, aux croyances uniques. Choc ! On a bien fait de se lever tôt, on est les seuls gueros (blancs)! Chamula est le centre de la communauté Chamulas, aux croyances très fortes et offrant un mélange entre le christianisme et la religion maya. (Reprendre Lonely Planet).

Dans le combi qui nous emmène, c’est le silence. Un homme celui qui est à côté de moi, parle au chauffeur, en tzotzil, on s’immerge dans la foule. On ne parle plus l’espagnol ici, à cette heure de la journée. Les femmes ont les huipiles, les hommes portent la chu’ur, une tunique de laine blanche ou noire serrée à la taille par une ceinture de cuir. Le marché bat son plein.

                        > Marché de Chamula

Les chamulas forment un groupe d environ 80000 personnes, résolument indépendant de l´ethnie tzotzile. Leur principale agglomération, San Juan Chamula, est le centre de pratiques religieuses uniques.(…) Tout blanc, avec un portail trés coloré, le Templo de San Juan, église principale de Chamula, se dresse a cote de la grand place. A l´intérieur, les innombrables bougies, les nuges d encens, les fidèles a genoux, leur visagetouchant presque le sol recouvert d´épines de pins, formetn un tableau saisissant. Les guérisseurs psalmodient, frottant le corps de leurs patients avec des oeufs ou des os. Les statues des saints sont cernées de miroirs et parées de vêtements sacrés. Les habitants de San Juan Chamula semblent plus vénérer San Juan Bautista, leur saint, que Jesus. » (LP, 2008, p.679)

On pénètre dans l’église San Juan Bautista de Chamula. Instant magique. Aucun mot pour décrire. Des milliers de bougies entourent les saints. Les indiens Chamulas, venus en famille parfois depuis  d´autres villages, prient, s´agenouillent, jusqu´au front qui touche le sol, bénissent la volaille, l’eau, les boissons, ils bénissent le feu ; jettent de l’eau sur le feu ; ils chantent leur Dieu en tzotzile…On s’assoie par terre, sur les épines de pins. On reste assis toute la matinée à partager le spectacle et les rituels uniques. La magie des gens qui chantent leur prière, les bougies qui enflamment nos yeux. On a froid dans cet église, mais on se fait vite réchauffer à l’intérieur.

COMPRENDRE

« Le 1er janvier 1994, jour de l´entrée en vigueur de l´ALENA (Accord de libre échange nord Americain), une guerrilla de révolutionnaires jusqu´alors inconnue, l´Armee Zapatiste de libération nationale (EZLN) occupait Sam Cristobal de Las Casas et d´autres villes du Chiapas dans le but de briser la mainmise séculñaire d´une minorité de nantis sur la terre, les ressources et le pouvoir. et d´amelñiorer les conditions de vie misérables des indiens. L´armée mexicaine a rétabli l´ordre, faisant un bilan de 150 victimes. Les rebelles se sont donc en grande partie repliés dans la forêt lacandone. (…) Des accords relatifs aux droits et á l´autonomie des populationsindiennes ont été signés entre les zapatistes et des négociateurs gouvernementaux depuis. (L histoire est pas finie mais ca donne bien les lignes) » (Lonely PLanet Mexique, 2008, p.679)

On se dirige ensuite vers Oventic. Là oú attend le bus, on nous vise comme du gibier. Et évidemment on comprend rien de ce qu´ils disent car ils parlent trop vite le tzotzile… Bon on sort trois mots, ca change l´ambiance. Sauf qu´on ne peut pas continuer beaucoup plus en indien, on embraye alors en espagnol, mais peu importe, la glace est brisée et on discute tout le trajet avec ces deux mamans de Larrainzar venues vendre leurs fruits à Chamula.

Oventic… Choc ! Un panneau nous accueille. « Todo para Todos. Nada para nosotros. Rebeldia. »

Un homme cagoulé garde le large portail. On s´approche, la mine souriante et le sac sur le dos.

Série de questions….

               – Con que organización estan ?

– Somos independientes.

– Porque vienen aqui ?

– Porque queremos vivir la experiencia, y conocer Oventic.

– Tienen camara?

– No vamos a utilizarla.

               – …..

Coeurs qui battent très fort. On franchit la grille dix questions et dix réponses plus tard. On rentre de suite dans un bureau pour un interrogatoire devant un jeune et une femme cagoulés, puis un autre interrogatoire, puis encore un autre avec les mêmes questions…! Ici, le village est tranquille, il y a des couleurs pleins les murs, comme dans toutes les rues du Mexique, mais elles sont différentes ici. Peintures de paix et de guerre! Peintures rebelles, messages… on se sent dans un pays autre que le Mexique. Gorge nouée.

Deux expériences, deux visions du Chiapas et deux paires d’yeux grands ouverts…on se sent bien loin de notre société moderne ici. Il y a un « essentiel » qui est autre. Il y a une remise en question. Maintenant quand meme, il y a moins de points d´interrogations.

 Memo

  

Traducción en español (pronto!)

Translation in english (soon !)

Jour 24 : Palenque (Lakhama)

Palenque : cité Maya, magique et mystérieux, en plein cœur d’une forêt/jungle. L’atmosphère nous saisit ; d’abord le temps : il fait chaud & humide, soleil, pluie alternée, mais on sait pas si on su ou si la pluie nous mouille. (Climat Tropical). Le premier temple se dresse dans la jungle. C’est très grand. Templo de la Cruz, del conde, palacio, cascades. On trouve un sentier entre deux temples qui mène au templo del M Briello… (On croyait que c’était le jaguar). On poursuit le chemin, où va-t-on ? Dans chaque parc touristique on arrive à se perdre dans un endroit perdu rien qu´a nous! Ca monte, les ruines sont derrières nous, et on poursuit notre marche/grimpette dans les cris stridents des chicharras, et dans les lianes sauvages. Va-t-on au bout ? (On continue mais on n’a pas tout le temps devant nous). Une rando de 2h dans la jungle ! Combien de marches a-t-on montées aujourd’hui ? Autant qu’un vrai Maya dans sa journée. En plus les marche font ½ mètre de haut chacune. Mais le spectacle est là, les ascensions sont mémorables.  Et on s’embrasse sur le toit du Palacio, ancienne demeure de la Reine et du Roi.

Revenus à Palenque, on doit préparer notre aventure/expédition dans la jungle lacandone. Les terminaux ne sont pas centralisés, résultat, comme si on n’avait pas assez marché de la journée, on passe toute la soirée à aller voir, se renseigner pour aller à ce village indien : NAHA. Tout le monde nous regarde, surpris. C´est bon on demande pas la lune ! C’est le bordel, il y a des tours pour Bonampak, des blablabla… mais pas notre village ! Demain soi-disant, on devra aller voir 2 agences, si elles sont ouvertes. Ça sent le truc foireux, mais impossible de se repérer ailleurs. Il y en a même qui ne connaissent pas le village! Aventura, quand tu nous tiens!

Jour 25 : Palenque – Na’ha

TransporteA Cascade de Puente natural. Fermé ! Un homme nous parle en ambassadeur de la marque : Pour Metzabok, on part à 11h. Et à 11h, personne. L´autre compagnie n´existe plus depuis deux mois. Dans ces moments là tu as 10000 interrogations : Nous cachent ils quelque chose ?  Acceptent ils de nous rencontrer ? Pourquoi est ce si difficile de rencontrer des gens qui vivent différemment ? Parlent ils le meme maya que l´on nous a appris ? Toutes ces questions qui nous donnent envie !!! Envie de comprendre, envie de vivre l´expérience, de partager…. On tente le tout pour le tout.

Une autre compagnie nous amène à 11h, heure normale ! Ok on se décale d´une heure en arriere. Sur la route de Na´ha finalement. Une averse tombe sur nos sacs à dos en haut du Van pourri. Très vite, le chemin devient un sentier à voiture, avec un nid de poule tous les 10 mètres. De village en village, on ressent/voit l’éloignement culturel. On s’éloigne de la route, des routes. Ca pourrait être un voyage dans le temps. Mais non, ce n’est qu’un voyage dans le voyage. C’est la tradition millénaire d’indiens qui veulent vivre avec les traditions, la langue, près de la nature.

Un homme parle dans le bus à celui de devant : té, un autre langage encore on dirait. Tzotzile, tzeltal peut être. Ou serait-ce le vrai maya lacandon ? Dans le village, le Van qui passe (rarement a priori) attire tous les enfants curieux. Ils courent et nous accompagnent. Les cheveux de Galoo qui dépassent dela fenêtre en étonnent quelques uns ! On en voit nous observer puis se cacher quand il voit qu’on les a vus ! Puis ils réapparaissent. On connait 1.2.3. soleil ici ! Et combien de sourires ? 

Et puis de sourire en sourire, le Van fait son chemin. Dans la rivière d’eau marron de Lacandon, des enfants y vont et se jettent du pont, ils jouent.

    Quelle richesse ! Ils sont riches de nature.

    « On se baignerait dans une piscine, ils ont toute une rivière rien que pour eux.

    On a la lumière des ampoules, ils ont la lumière des étoiles.

    On a un chat et un chien, ils ont des poules des chiens des chats !! » Nous dit le voisin de siège en espagnol.

Le Van s’arrête à Lacandon, premier village purement maya de la jungle. Un homme a la peau claire, aux cheveux longs noirs, et une immense tunique blanche. Déjà qu’on parlait le chéplukoi depuis deux heures dans le bus, on voit ça! Tout le monde blague dans le van, le chauffeur s’arrête à chaque type qu’il connaît. Et toujours ces enfants partout, sur le bord de la route, assis, jouant, rigolant, criant,  curieux, saluant….

Naha’ : village lacandon maya. Tous les hommes sont à peau claire, vêtus de la manta, longue tunique blanche, les cheveux longs noirs et une frange qui tombe droit sur les sourcils. On descend du van, tout le monde nous regarde, et nous on aimerait bien passer inaperçus ! On rencontre Kin. Il nous guide et dessine une carte du village sur un coin de notre carnet. Ambassadeur du village auprès des étrangers qui s´y aventurent, il nous remercie de notre visite, nous donne quelques consignes, nous apprend quelques mots mayas au cas oú on se perdrait en chemin… On part vers la lagune en suivants ses dessins. (Guigui se casse la figure deux fois !!). Mais le chemin qu’on prend à gauche n’est pas le bon. On tombe sur une ferme. Une femme, habillée traditionnellement, arrive, elle parle Maya, que Maya… Elle parait affolée, on fait signe de paix. On sort les trois mots que l´on connait……. On essaye de communiquer par geste. Ça marche! Rencontre. Sourires.

On retrouve notre chemin, il fallait continuer quatre kilometres plus loin. On arrive alors à la lagune, les papillons s’amusent,  les moustiques nous bouffent, la nuit tombe. Elle tombe vite. Si vite que l’on rebrousse chemin, on croise Kin une nouvelle fois. Cette fois ci il est avec ses enfants. La nuit tombe très vite, des éclairs surgissent, il nous reste  encore quelques kilometres de chemin à faire pour retrouver le village. Les lucioles font le spectacle, elles clignotent dans la nuit, bougent !! Partout. Des hallucinations ? On marche encore et encore, on arrive enfin, sous l’averse. Un éclair fait sauter le courant dans tout le village! La famille de Nuc´Maya nous invite à nous abriter dans leur maison. Honneur total, humilité totale. Dans l’étroite pièce qui sert de « magasin », les enfants sont entassés, nous aussi. La première demi heure, on ressent la distance avec les adultes. Ce sont les enfants, une fois de plus, qui brisent la glace! Diana nous dessine un village, Yaamil est plus espiègle. Leur maman nous apprend quelques mots de « Maya », quelques phrases même. Finalement, on rit avec eux, en faisant des gestes. On apprend sur leur facon de vivre, sur leurs reves, sur leur envie de préserver leur vie et leur environnement, en profitant toutefois des transports modernes ou encore de l´électricité qui a changé leur mode de vie il y a peu. On leur parle de notre envie de les rencontrer depuis le début du voyage, de notre envie de partager avec eux, de leurs trésors de dialectes qu´ils savent maintenir.

La pluie tombe toute la nuit. Jorge, le pilote du van, nous fait la navette pour rejoindre Palenque par le meme chemin chaotique que l on avait pris le matin meme, la pluie en plus. Il nous avait dit : Na´ha est un village de paix, mais les villages de la carretera fronteriza avec le Guatemala sont dangereux, pour vous et aussi pour moi qui suis d´ici, n´y restez pas pour faire du stop, n´y restez meme pas pour dormir, passez y tres vite, ou revenez a Palenque puis repartez.

On est curieux, mais pas au point d´aller contre la voix de Jorge. On vient de vivre l’expérience, on a relevé le défi, oui tout est possible, maintenant on continue notre chemin.

Impossible de trouver le sommeil après cette experience, ces rencontres, ce coup de tonnerre qui nous a projeté dans le quotidien d´une famille de Na´ha. L’appareil a été cassé après une chute de Guigui. Mais.. Les photos, on les a dans les yeux, dans le coeur, et c’est comme cela qu’on les fera partager. C’est peut être pour ça que nos yeux sont encore ouverts, malgré la nuit. On a pris un flash. C’est la persistence rétinienne qui atteint le coeur.

On arrive à Palenque en pleine nuit. Et malgré la modestie de la ville, on revient surpris de l’activité humaine moderne. De Palenque on repart pour Yaxchilan à 4h30 du mat´. On se repose, sans vraiment dormir, cherchant la meilleure place, la meilleure position pour se reposer. Nos yeux s’ouvrent devant un beau ciel bleu, peint en aquarelle près de Yaxchilan.

Jour 26 : San Javier – Yaxchilan

Miercoles 21-07

Desde el Crucero San Javier en la carrtera fronteriza, queremos ir a la frontiera, al Rio Usumacinta para ir con una lancha hasta las ruinas de Yaxchilan escondidas en la selva. Llegamos los primeros y nos dicen que va a ser muy caro si vamos solo dos en la lancha. Esperamos un rato y fortunadamente, algunos independinetes franceses y españoles quieren hacer la misma cosa que nosotros. Compartemos la lancha.

La agua es marron, como si la naturaleza no quisiera que veamos los cocodrillos y otras cosas que hay a dentro.. Cocodrillos, vemos uno en la tierra cerca del Rio. Vemos monos arañas tambien saltando de ramas en ramas. Yaxchilan es lleno de misterios. Vamos hasta el templo el mas alto para disfrutar de la vista : la selva guatemalteca del otro lado del Rio.

Nous sommes au Crucero de San Javier, près d´un poste Halte Police, attendant qu’un colectivopasse pour nous prendre vers Yaxchilan. On attend. Surprise : A côté de nous, une mygale aussi grosse que ma main vient nous dire « Ola! ».

Pour aller à Yaxchilan, il faut prendre deux colectivoset un taxi. Et d´entrée ca annonce le bordel pour revenir par ses propres moyens à Lacanja ou à Bonampak. Autrement dit, notre indépendance dans le triangle frontalier de forêt lacandone va nous couter cher en transport. Plus rentables, les tours, ces fameux packs ou chépakois ….? Peu importe, il y a plus d´un tour dans le sac. A Yaxchilan, on arrive les premiers, avant la « foule » annoncée par les gens du coin. On nous propose des lanchas pour aller voir les ruines, à des prix exorbitants!!! Ca commence a faire reflechir..

2 indépendants français et 1 espagnole arrivent. Coup de bol ! On discute alors les prix. On le fait baisser monstrueusement :   Yaxchilan est à nous !

Le rio Usumacinta qui sépare le Guatemala du Mexique est marron, peut être pour ne pas voir les bestioles qui s´y cachent dedans. Il y a moins de 10 ans, des chercheurs y ont découvert une espèce de poisson unique. Quelques singes hurleurs se jettent dans les arbres du dessus du Rio. Le spectacle commence. Il faut bien une demi heure de lancha pour atteindre les ruines mystérieuses.

Les mystiques ruines de Yaxchilan. On rentre dans un temple, noir de nuit, bien préservé, d’autres ont gardé leurs sculptures quasi intactes (et leur couleurs). Sous les cris des singes hurleurs qui se lancent au-dessus de nos têtes, on grimpe jusqu´à l ´édificio 41 pour savourer des yeux la verdure du Guatemala.

« Le trafic de drogue et le passage d´immigrés illégaux sont chose courante dans cette région frontalière. Par ailleurs, la Carretera Fronteriza entoure plus ou moins la principale zone acquise aux rebelles zapatistes. Ne vous étonnez donc pas de rencontrer de nombreux postes militaires le long de cette route. »(LP, 2008, p.695)

En revenant sur le Rio, on penche entre les deux bords, Guatemala ou Mexique ?

   – T´imagine, aller au Guatemala sans guide, sans livre, on ne sait rien sur le pays !?

– C´est chaud. Il y a plein de choses qui nous attendent au Mexique.

– Si c´est les emmerdes qui nous attendent comme ce matin, non merci.

– Mais c´est le meilleur qui nous attend! Et on ne connait rien sur le Guate !

– Le meilleur c´est maintenant, c´est le moment présent.

– Oui et maintenant on décide !

– Alors décidons !

– Regarde, on peut aller a Lacanja Chansayab puis à Bonampak, et puis après pourquoi pas aller au Guatemala en se renseignant bien , ou sinon on continue à descendre au fond du Mexique.

– Lacanja, Bonampak!? On vient de faire Yaxchilan et Naha, c´était unique ! On va pas refaire un truc, et en plus en moins bien….?

– Donnons une chance, ca va etre bien !

– Grrrrrrrrrrrrr…..

On donne la chance.

Mexique, on est là !!!!

A l´embarcadère, on s´approche d´un bus. Ok, il reste ici lui, il ne nous amèra pas bien loin. Mais on veut juste faire 15 bornes! La solution qu´on aime pas, le taxi. Le type, sur de lui, nous sort : « 350 pesos ! » Merci mais pour 15 kilomètres c´est du foutage de gueule ca. Oui mais l´essence ca coute cher, et ici c´est dangereux très dangereux, il nous dit.

Pourquoi est-ce si dangereux ? Le trafic est si important que ca ? Et comment gèrent ils autant d´argent en étant si surs d´eux, on a jamais vu ca! Ils ont tous des billets plein les mains ! C´est la première fois qu´on en voit de 1000 pesos ici !!!

Ok, il y a des bus qui vont a Lacanja, ou sur la carrtera fronteriza ? Amène nous y stp ! 20 pesos pour y aller. On fait quelques kilomètres, et on lui demande de bien rester. On rentre, grand sourire au patron, on regarde les horaires. Parfait! « Bon chef on va prendre deux billets de bus pour la carretera. »  » Aujourd´hui il n´y a pas de bus ! » PUTAIN ! On est dans un piège ! Où aller ? Où dormir ? Il va faire nuit. Et le taxi s´est barré !

Et là, en un regard, Gaela et moi avons toutes les certitudes du monde. On a LA réponse. Toutes les réponses à nos questions arrivent d´un coup, après avoir claqué la porte du terminal de bus. Notre chemin , c´est le Guatemala désormais. Et demain, on va traverser le Rio Usumacinta pour arriver sur la terre promise. Comme quoi toutes les expériences sont bonnes à prendre, et à écouter pour trouver nos réponses. L´intuition féminine aussi, très important. Mais comment comprendre ca si ce n´est expérimenter. En attendant, le taxi s´est barré, le patron de la compagnie de bus rouvre la porte:   

            « Je vous appelle un taxi ? « 

            « NOOOON » on répond en repartant sur le chemin boueux.

On revoit les deux aventuriers francais: « N´écoutez pas ce qu´ils vous disent a l embarcadere, ce n´est pas la peine de passer par Bethel, ils vous font payer 300 pesos. On peut traverser le Rio pour 10 pesos puis prendre un bus pour Flores direct. » Rooo la feinte ! Tout s´éclaircit là. Je regarde Galoo, elle me regarde d´un air malicieux. One point !

A l´embarcadère, on retrouve notre capitaine de la journée, assis dans sa barque étroite :

              « Demain, 5h, on traverse le Rio avec ta lancha »

CHIAPAS, à suivre. En attendant, c’est le GUATEMALA.

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