Guatemala : le voyage surprise, Carnets (Chapitre 6 MexicoGuate)

Suite du voyage 2008 démarrant au Mexique. Absolument pas prévu, coincés par les transports mexicains à Yaxchilan, la décision est de traverser la frontière. En route !

Jour 27 : Yaxchilan-Flores (ou) Mexico-Guatemala ! (Premier passage de frontière « terrestre »

Guatemala : alma de la Tierra. Quien lo creyó ? Nada es imposible y la prueba se hace hoy. Estamos en Guatemala y pasamos la frontiera cruzando el Rio Usumacinta.Al lugar de ir con la lancha hasta Bethel, seguimos los aconsejos de los aventureros de ayer y solo vamos a La Tecnica. 10 pesos al lugar de 300… El camion para Flores es llenisimo cuando empezamos a ir. Tres rancheros esperan el camion en el lado de la carretera. El chofer se va a parar ? Si y los cabrones suben en el techon. Agarrense! Eso es el camino a la Guatemalteca. Llegamos a Flores, un pueblo isla al centro del lago Peten Itza y hablamos con dos franceses, compartiendo nuestros sueños hasta una hora avanzada de la noche.

Qui l´eût cru ! Passage de frontière au lever du jour, ambiance coyote ! On traverse le Rio Usumacinta pour La tecnica, petit bled caché dans la jungle (ou caché par Bethel, ville inespérée de quelques taxi lanchas qui s’arrondissent les fins de mois à coup de 300 pesos sur les voyageurs sous prétexte que le poste d´immigration se situe à Bethel). Comme sur l’autre rive, les gens d’ici magouillent et sont difficilement fiables. Il y a des gros billets plein les poches. On arrive au Guatemala sans le moindre Quetzal, sans le moindre bouquin ou la moindre info. Et tant mieux comme ca !

Le coeur bat en continue, on ne sait pas où on va, c´est l´ambiance tapage de pouce là. Le bus qui nous amène à Flores va se remplir à bloc avant de partir. On réussit à contenir à 40 dans le van, avec un siège pour deux passagers!  Trois types tapent le pouce (piden un ride) sur le bord de la route. On est plein, le chauffeur va t il s´arreter ? Ni une ni deux, les trois cow-boys sautent sur le toit du van et s´accrochent. Cabrones ! Devant nous, deux vieux se chamaillent, rigolent.  Le plus âgé, le plus espiègle aussi engage la conversation avec nous. Les enfants nous scrutent, le voyage est plein de sourires. Le voyage est aussi plein d’espoir pour nous. Le chemin de terre nous entraîne dans tous les sens, on va trouver la route dans quelques heures. Il y a du vert partout, et de ranchs en ranchs, on croise des vaches Brahmans, des poules, des chevaux, beaucoup de chaevaux. Le nord du Guatemala est rural, vert, inviolé.

On arrive à Flores, ville insulaire plantée au milieu du lago Peten Itza. Ville touristique aussi, où certains pièges seront à éviter. On le comprend assez comme ca, on va jouer au jeu de l´esquive-attrape-touriste. Eviter les pièges, les trajets à double prix (les guatemaltèques et les autres). On va bien s´amuser en tout cas. Négocier, décider, tchatcher, comprendre, vivre. Pour le moment, on est au Guatemala, et c’est (déjà) un nouveau départ !

Dans l hôtel backpacker de cette nuit, on rencontre deux francais bien aventuriers (avec notamment un qui vient des Etats Unis,et qui y a travaillé légalement ou pas trop).  Partages d´aventures, conseils d´expérimentés du Guatemala, échanges de rêves de grands gosses de 21 ans … Demain ils iront au Belize. Demain, on va à Tikal.

                  > Première image du Guatemala : vert. L´âme de la Terre

                  > Vers Flores

Jour 28 : Flores – Tikal – Peten Itza

Nos levantamos a las 6 para tomar un camion hasta Tikal. Llegamos en la pura jungla. Cada templo de Tikal es separado por una caminata de quince minutos, y vale la pena disfrutar el camino : monos, pizotes, tucanes, nos acompañan en los arboles. Mosquitos tambien… Los templos son gigantes, el templo cinco tiene mas de cien escalas a la vertical. Arriba de los templos, vemos el techo de los templos rodeados por la densidad de la jungla. Mundo perdido, Grupo G,  Gran Plaza, Acropolis, son magnificos.

On se lève à 6 heures du mat’. On grimpe dans un camion. Un poulet et un pizote plus tard, on se trouve en pleine jungle. Tikal. Chaque temple est séparé par un bon quart d´heure de marche, de quoi savourer la jungle dense. Avant de découvrir le templo VI, on entend des hurlements au-dessus de nos têtes. On s´arrête. Une dizaine de singes (araignées ou hurleurs) se lancent de liane en liane. Puis les temples se dressent et s’élèvent au-dessus des ceibas (Grand arbre). Le templo V, offre une ascension de 105 marches à la verticale. Galoo dépasse son vertige. Puis le Mundo perdido, le Grupo G, la Gran Plaza, l´Acropolis. Sur un chemin, dans l´intensité de la verdure, on voit un animal bouger : un pizote !  Wow, on continue. Cette fois ci au dessus de nos tetes, c´est un un toucan ! Galoo & Guigui font les singes aussi, on se lance de liane en liane. Tikal est notre jungle. De retour à Flores, deux espagnols nous brieffent sur le trajet pour Semuc Champey, version éco.

Ce soir, on se lance du ponton du lago Peten Itza pour un bain sympa mais pas frais. Les algues et les poissons nous chatouillent les pieds. Le soleil se couche tranquillement sur le lac, derrière les montagnes et on s’embrasse dans le rose/orange du ciel. On retrouve notre 1er pote guatémaltèque Juan K. On mange des tacos et on passe la soirée ensemble à tchatcher de son pays. Politique, transport, violence dans les villes, merveilles de la nature, culture et dialectes, tout y passe, c´est notre Lonely Planet vivant!

                   > Le templo V

                  > Vu du Templo V, les toits des édifices pointent leur nez au dessus de la jungle.

                  > Moustiques, chicharras, mais aussi singes et pizotes sur les chemins

                  > Et le toucan sauvage………….

                  > Chasse au pizote, animal peu commun

Singe araignée

Jour 29 : Peten Itza – Copan

Vamos con puros Guatemaltecos… ! Los precios son « guatemaltecos » tambien. En el camión no se habla español, se habla un dialecto…. Empieza Memo a hablar con el vecino de silla… no entiende el español ! Su compañero se ocupa de hacer las traducciones. No hay limites para reir, reimos todavia ! Llegamos a Sayaxche, un pueblo cruzado por un río, pero sun puente ! Y continuamos hasta Coban. Copan es muy feo y nos aconsejan de irnos directo hasta Lankin, mas cerca de Semuc Champey… nuestro paraíso!

                    > Joie dans les rues d´un village

Quel bonheur de partir entourés de Guatémaltèques ! Les prix sont les bons indiqués par les potes espagnols. Ca tchatche pas en espagnol dans le bus en tout cas, que de dialectes (dans le bus). Guigui commence à tchatcher le voisin, il parle le Q´etchqi !… Que le Q´etchqi d´ailleurs … Dur, dur, son pote sert de traducteur… au final on arrive à bien se marrer tous ensemble.

                    > Sayaxché, ville traversée par une rivière,…mais sans pont !

Sayaxché est une ville traversée par une rivière, mais sans pont. Résultat, on prend une vieille lancha pour traverser. Direction Coban, on saute dans le micro bus, pas encore rempli, l’ayudante et le chofer gueulent « Coban ! Coban ! » On part, le bus est bondé évidemment. On part pas à vide au Guate ! Les jeunes se marrent dans le bus.

                    > Sayaxché, ville coup de coeur aussi, avec les gens qu´on rencontre, bien tranquilles.

Par contre à Coban, le terminal ressemble à une cité africaine, souvenirs souvenirs! On va pas y rester longtemps. Franchement c´est vraiment pas conseillé, d´y dormir non plus. On traverse la ville pour aller à l´autre terminal. Le patron de la compagnie de bus nous retarde dans notre élan. Il nous sort les prix. On sent qu’il ment, le groupe autour de lui est silencieux, ça sent le mensonge à plein nez là. Personne, bizarrement ne connait les prix et ils sont marqués nulle part. On n´a pas de bouquin pour vérifier. Bon on a choisi de voyager comme ca tant mieux. Allez on ne va pas en faire un plat. Ce dont on ne peut être que conscient ici c´est que le prix du petrole a explosé en mois d un semestre…. Allez on part à Lanquin pour se rapprocher de Semuc Champey. Benicio et Tarué nous trimbalent à l´arrière du 4×4 sur un fond de Bachata.

Et là, même topo ! On est sous l’orage, coupure d’électricité. Merde la caméra ! On va pas pouvoir la recharger ! Le matérialisme en prend un coup. On a la santé, la tête bien fraîche, on est tous les deux, heureux, c´est l´essentiel et on va s´en contenter! On dort  près de Sémuc Champey, dans une cabane en bambou, et la lumière des chandelles va s’éteindre tranquillement dans la nuit.

Photos de Peten Itza (hier soir)

                      > Peten Itza

Jour 30 : Semuc Champey

En maya qetchqi, es « el río que pasa bajo la roca ». Espectaculo natural. Para los que pasan en este lugar, es una maravilla del mundo. Llegamos los primeros en el parque. Primero vamos a caminar y subir hasta el mirador… El río por el momento es moreno, sucio, y peligroso hay corriente. Pero desde el mirador, vemos la maravilla, la agua que no pasa bajo la roca, la que se queda arriba, es tranquila, azul ! Adivinamos las cascadas a bajo impresionantes y oimos el sonido del río con el corriente. Enfin, no podemos esperar más ! Bajamos rápido  hasta los pozos y descubrimos un mundo parallelo : la fuerza del río que pasa a bajo, el peligro, y la calma de la aqua tranquila arriba. Es un espectaculo maravillo. Cerca de Semuc Champey, en el otro lado del río por donde està el parque, hay una cueva : Kan´ba. Con un pequeño grupo vamos a explorar las cascadas subterraneas. Peligrosisimo pero muy chido.

Semuc Champey :

En maya q’Etchqi, c’est le rio qui creuse et passe sous la roche. Et pour nous, c’était notre première raison de changer de pays. ( ça commence) nous sommes les 1erseuls sur la liste. Ça commence par une bonne ascencion d’un flanc de canyon pour arriver au Mirador. Depuis ici, on devrait bien voir si l’eau est si trouble que ça. Et bien malgrè les orages des jours passés, l’eau passant au-dessus de la roche, calme et tranquille et d’un bleu pur (c’est les pozas). Le mirador nous offre une vue aérienne. Le rio Cahabon, violent, les pozas tranquilles, le canyon grand. On court alors vers les cuevas, là où l’eau se partage. La force et la tranquilité, le danger et le calme. Au-dessus, du pont naturel, l’eau a la couleur des yeux de Galoo (Crystaline) et en-dessous, l’eau violente a plutôt la couleur des yeux de Guigui. Le courant est si fort, que l’on ressent dans nos pieds les vibrations du sol et dans nos oreilles le grondement de la cueva. Seuls dans ce paradis, on marches dans les pozas, les pieds dans l’eau, on se jette dans l’un de ces bassins bleu turquoise. Quand on est dedans, on peut pas s’empêcher de penser qu’en dessous cette « fausse » tranquilité, les eaux ténébreuses se déchainent et vont rejoindre les eaux pures à quelques dizaines de mètres plus loin (pozas = 300 m). Guigui s’offre un plongeon entre deux rochers. Et on s’offre là, un moment de pur bonheur.

(On nous avait dit que c’était une bonne aventure à faire, parcourir une grotte, cueva, en remontant à la source, dans l’eau, avec une chandelle). Dès l’entrée de la grotte, l’eau froide (13°C), nous monte jusqu’au cou, et même plus. On nage avec la chandelle dans une main, les parois de la cueva se renfermant de plus en plus. Derrière nous, il n’y a plus que du noir total. Devant nous, c’est le même noir. Avec en supplément l’inconnu qui nous éclaircit le chemin. Certaines stalagmites ont rejoint les stalactites et les formes sont superbes. Le parcours devient de plus en plus sportif, on entend se rapprocher le vrombissement d’une cascade souterraine. Là notre guide (ange gardien, oui !) nous dit « on va nager jusqu’à droite de la cascade, passer à travers, puis grimper par-dessus sur la gauche ». Moment intense, dans le noir total, on essaie de se rapprocher de la seule lumière, notre chandelle s’était éteinte depuis longtemps. L’eau s’abat sur nous, on s’accroche ! Prendre la cueva à contre courant, c’est du sport. Et la prendre dans l’autre sens, c’est du fun. Galoo glisse sur les roches offrant des toboggans naturels. Aventure de 2H30. Aventure que l’on retiendra longtemps. Journée intense. 

Jour 31 : Vers Antigua

Misión del día : llegar a Antigua antes de la noche. En Guatemala, saltamos en un camión y esperamos que se llene. En México, esperamos que llegue ! no importa, vamos. Volvemos en Coban por dos secundos, tiempoe de tomar el camión, y vamos al suroeste. Debemos de pasar por Guatemala Ciudad. Misma cosa. En Guatemala, saltamos en otro camión, y llegamos en Antigua a tiempo !

Mission du jour : arriver à Antigua avant la tombée de la nuit. Au Guatemala, on saute dans un bus et on attend qu’il se remplisse. Au Mexique, on attend qu’il arrive ! Peu importe, ça roule.

On se lève en deux deux. Galoo se coince dans les baños à Semuc (2ème fois) et doit monter sur la lunette pour se libérer. On revient sur Lanquin, puis Coban.On retrouve Coban deux secondes, pour partir vers le sud ouest. On passe du vert fluo jungle au vert marron des montagnes et volcans. On nous avait prévenus, (merci les deux frenchies sur le chemin) Guatemala n’est pas une ville charmante, on s’évade en taxi vers le terminal de camiones typiques du Guate, des vieux bus GMC des années 70, tunés et personnalisés au taquet. L’ ayudante nous chope les deux sacs, nous les lance dans le camion. On part sur des chapeaux de roues. Visite de Guate Ciudad en express ! Tant mieux c´est ce qu´on voulait. pas le temps de vérifier si Guatemala est si peligrosa que ce qu´on nous dit… Mais Antigua laisse présumer autre chose, on s’engage dans les rues pavés, colorées, les volcans se dressent et semblent soutenir la ville.

                     > Dans la jungle poussiéreuse des terminaux, véritables arènes oú chacun se fraye un chemin.

 

Jour 32 : à Antigua

Descanso total… Somos huevones y cansados hoy entonces : descanso total !!!

 

Descanso Total ! La journée tranquille. On se laisse emporter par les couleurs des rues d’Antigua. Il y a des églises à chaque coin de rue, elles ont subi les tremblements de terre qui ont secoué la ville, et ça se voit. Aujourd’hui c’est aussi l’annif de Papé, on l’appelle au Pélut, grosse surprise. La journée est belle, on savoure tranquillement le soleil sur le zocalo… Un enfant joue de l’ocarina (flûte en céramique). On tombe sur une exposition sur le café, là où l’on y goutte l’un des meilleurs du monde (on a le plus corsé). Ce soir, on se pose écouter un orchestre de marimba qui joue à côté de l’église.

Jour 33 : Volcan Pacaya

Empezamos a caminar desde mil quinientos metros, para subir hasta dos mil dos cientos metros. El pico del volcan Pacaya està a 2552 metros. En el camino vemos las diferentes strates de las últimas erupciones. 1996, 1987…. Poco a poco, el paisage se va negro, oscuro, las neblinas se arrancan al pico del Pacaya y alrededor, no se los otros volcanes. Ya llegamos en las lavas. Empieza a ser muy caliente, muy dificil de acercarse sin calentarse ! Si es verdad, es lava real.

On part d’environ 1500 m où on va monter jusqu’à 2200 m, le sommet de Pacaya étant à 2552m. Sur le chemin, en remontant les coulées de lave, on distingue les couches successives de 1996, 1987… Petit à petit, le paysage devient noir, on marche sur des cratères. On commence à sentir une chaleur inhabituelle ; des nuages de vapeurs sortent des failles. Il fait de plus en plus chaud. A 1 mètre, de la lave rouge se dégage d’entre deux roches. Pour mieux admirer le volcan de Agua qui se dresse au loin, coiffé de nuages, on grimpe sur des roches douteuses. Galoo se surpasse! La vue est superbe, le soleil se couche derrière le volcan de Agua. Le volcan a tapissé de noir la campagne lors de sa dernière éruption. Il y a un contraste à voir entre la lave noire et l’herbe fraiche. On s’imagine bien comment était la vallée avant. 

Jour 34 : Antigua – Panajachel

Los guatemaltecos se levantan temprano. Embarcamos en un camión para Panajachel, el pueblo a donde se ven los volcanes del lago Atitlan. Cuantas curvas para poco kilometros. Los pueblos parecen tranquilos, conservando sus culturas con las ropas y uniformes de la gente, las casas, y los modos de vida. Solola es el pueblo, muy animado, que està arriba del lago. Vale la pena hacer una pausa en el mercado, lleno de colores, de gente y de sabores. Y despues, bajamos en las curvas hasta Panajachel. La vista es como un panorama natural, un mirador espectacular! Panajachel es muy tranquilo, y la comida es barrata, pero  nos dicen que San Pedro y los otros pueblos van a ser mejores. Caminamos para descubrir las playas del lago, pero una tormenta va llegar rapido…

 

7 heures moins 10. Les guatés sont matinaux : on saute dans le directo pour Panajachel. On tarde pas à s’endormir dans les virages successifs. Les villages nous donnent l’impression d’être animés, intacts de culture, ça donne envie de visiter tout ça. Les hommes comme les femmes portent des tenues bariolées, des tuniques. Depuis Solola, village animé par son marché, la descente vers le lac nous réveille. C’est un mirador. La route est pittoresque. Les 3 volcans éteints semblent surveiller le lac et les villages qui s’y raccochent, tels des sentinelles. Qu’il y fait bon de s’y promener sur le long des quais. Ce soir un orage, puis un éclair, cisaillent le ciel, les nuages élèvent les vagues, la pluie arrive. A l’abri sous une cabane de maître sauveteur. On tchatche avec Carlos, un réparateur de téléphones portables. Il nous parle de son métier, de ses opportunités, de son pays. On rigole bien.

                      > Marché de Solola

Jour 34 : Panajachel

Los guatemaltecos se levantan temprano. Embarcamos en un camión para Panajachel, el pueblo a donde se ven los volcanes del lago Atitlan. Cuantas curvas para poco kilometros. Los pueblos parecen tranquilos, conservando sus culturas con las ropas y uniformes de la gente, las casas, y los modos de vida. Solola es el pueblo, muy animado, que està arriba del lago. Vale la pena hacer una pausa en el mercado, lleno de colores, de gente y de sabores. Y despues, bajamos en las curvas hasta Panajachel. La vista es como un panorama natural, un mirador espectacular! Panajachel es muy tranquilo, y la comida es barrata, pero  nos dicen que San Pedro y los otros pueblos van a ser mejores. Caminamos para descubrir las playas del lago, pero una tormenta va llegar rapido…

7 heures moins 10. Les guatés sont matinaux : on saute dans le directo pour Panajachel. On tarde pas à s’endormir dans les virages successifs. Les villages nous donnent l’impression d’être animés, intacts de culture, ça donne envie de visiter tout ça. Les hommes comme les femmes portent des tenues bariolées, des tuniques. Depuis Solola, village animé par son marché, la descente vers le lac nous réveille. C’est un mirador. La route est pittoresque. Les 3 volcans éteints semblent surveiller le lac et les villages qui s’y raccochent, tels des sentinelles. Qu’il y fait bon de s’y promener sur le long des quais. Ce soir un orage, puis un éclair, cisaillent le ciel, les nuages élèvent les vagues, la pluie arrive. A l’abri sous une cabane de maître sauveteur. On tchatche avec Carlos, un réparateur de téléphones portables. Il nous parle de son métier, de ses opportunités, de son pays. On rigole bien.

                      > Marché de Sololá

Jour 35 : San Pedro, y aller

                > Lago Atitlan

Queremos ir de Panajachel hasta San Pedro, pero nos avisan que es lo muy peligroso. Nos quedamos tranquilos tomando una lancha. Vamos a disfrutar de la vida en este pueblo, despues de un mes dormiendo en lugares malos y feos, comiendo lo que nos dieron y otros experiencias…que valen mucho la pena… Si es mejor vivir lo asi, los merecemos más! Todavía, para encontrar a donde dormir, caminos bajo el calor por más de una hora! Merecemos el buen precio… y la comida tambien.

Panajachel à San Pedro : on décide d’y aller à pied. Les sacs sur le dos, on traverse la rue principale de Panajachel, sourire aux lèvres, innocents de voyage aux yeux grands ouverts. On retrouve les deux voyageurs québécois d’hier. Ils nous avertissent, c’est super dangereux notre projet! « Surtout n’y allez pas à pied ! » Le Lonely Planet à l’appui, ils nous signalent des agressions, des vols dans ces endroits. C’est même écrit en grosses lettres. Ok, là, on va prendre la lancha. Notre tour du lac, on le fera en canoe s’il le faut, mais on le fera, non mais ! Le soleil du matin est de plomb. Malgré ça, on cherche la chambre la moins chère du village. 1h après, on trouve Domingo et son prix imbattable : 15 quetzals. Allez on va faire un tour dans la ville tranquille. Ici aussi, les hommes portent le squabbish, pantalon rayé bariolé. Les restos valent que dales. On en tente un, on tentera les autres plus tard. On se régale avec un mix guaté–indien, tout en regardant la « Montagne du nez indien ». Sur la côte, quelques herbes de marécages embellissent et rajoutent du vert, comme s’il n’y en avait pas assez. Sur les volcans, les nuages s’accrochent et noircissent, annonçant l’orage de la soirée.

Jour 36 : 35 km en canoe

Vamos al ir hasta donde podemos con el cayac que hemos rentado muy temprano en la mañana. Todo el día, hacemos deporte! Vamos hasta el centro del Lago. Queriamos ir hasta El Cerro de Oro, pero la tormenta no nos permite ir. Todavía estamos muy felices de terminar, despues de 25 kilometros en la agua. Como si caminar nos hubiera extranado !

En quelques coup de pagaies, on sort des herbes marécageuses pour se lancer dans notre périple. Le soleil tape. Guigui se brûle la peau et s’ouvre un téton avec les frottements de la chemise. Mais l’eau est tranquille, et les pêcheurs travaillent dans leur barque de bois. On les salue de la main, Ola ! Quand on se rapproche sur la terre, nous découvrons les femmes ou des couples de paysans qui cultivent et travaillent la terre en pente. Les maïs vont jusque dans l’eau. Ici, ceux qui nous disent qu’on a de la chance de vivre en Europe, on aimerait leur dire qu’ils habitent un vrai paradis où il y a tout ce qu’il faut. Combien de paysans, combien de pêcheurs avons-nous salué aujourd’hui ? Combien de sourires aujourd´hui ? Et pendant tout le voyage ?….. C´est le périple des sourires !

On est seuls sur le lac, les rares lanchas motorisés n’ont pas encore commencé leur journée. Et le périple continue. Une, deux ! On relève le défi. Passés Tzununa, on prend le large direction le Cerro de Oro. Le grand large … les nuages se forment. On se retrouve en plein milieu du lac, loin de tout. On arrête les rames : silence. Seul un papillon s’est aventuré ici. L’eau a perdu son bleu vert au profit d´un bleu profond de 300 mètres… On sent l’orage venir. L’orage est dans l’air… Même dans le canoë, c´est le tonnerre. On s’arrête de nouveau, mais cette fois-ci le silence a du mal à se faire une place. Un coup de tonnerre au loin, top départ pour rejoindre la côte au plus vite. En duo parfaitement synchro, on lutte contre le courant et les vagues qui augmentent encore la tempête. De plus en plus fort. Allez 1, 2 ! On va vite mais il reste encore du chemin.

Une, deux, la côte ! Ici tout est plus calme. Où sont les vagues contre lesquelles on avait lutté sans fin ? Tout est calme. Malgré tout, la pluie reprend. On traverse les marécages. Tout mouillés, on revient sur l’embarcadèro de Clemente, un pêcheur avec qui on avait parlé longuement, hier. Quel défi, quel challenge ! Un jour de canoë, à fond ! Quelle expérience. Très forte expérience.

 

Jour 37 : Playa Dorada desde San Pedro

Vamos a caminar una hora para llegar a un playa desierta entre San Pedro y el pueblo de los pintores. La Playa Dorada. Somos solos y pasamos todo el día qui, tranquilo, disfrutando de la vida y cotorreando…. Volvemos a San pedro y el sol es mejor, caminamos para descubrir las calles. Son llenas de gente amable y niños jugando futbol o otros juegos. la pelota llega enter los pies de Gaela. Los niños nos dicen : « Quieren jugar con nosotros ? »…. y el partido continua, con dos niños más !

Hier, on ne s’y était pas arrêtés. Et aujourd’hui, on va y aller à pied, pour en profiter plus. La playa est à 1h et quelque de marche. On passe par les champs qui longent la côte. Tous les champs frôlent le lac. Tout est cultivé. Les hommes bêchent le jardin. On traverse les hauts maïs, les arbres à fruits. On traverse même une plantation de café ! Les arbres sont encore jeunes, et en ce moment de l’année, le café est vert, il faudra attendre novembre pour qu’il rougisse. A chaque rencontre, un « Ola ! », « Buenas » ! On continue à marcher malgré les nuages qui pèsent sur San Pedro. Avant de descendre vers la playa, 6 petits toutous (chuchos en tzutujil), nous sautent dessus. La plage est à nous.

Sur le ponton de la plage déserte, à refaire le monde, à regarder les pêcheurs jeter leurs filets, à refaire le monde encore. Un bateau vient perturber un instant ce calme, il accoste en faisant plier le ponton. « No te preoccupes ». Au retour vers San Pedro, l’école est finie. Les jeunes, plein de jeunes, garçons et filles se disputent ballons de basket par ici, de foot par là. Ça joue, ça rie, la rue est un terrain de jeu. On monte dans les rues oubliées de San Pedro jusqu’au mirador. Et là encore, tout le village semble profiter de l’éclaircie inespérée de fin de journée. Les vieux vêtus de leur squabbish, tchatchent, les femmes aussi. On entend des « Ola ! » chaleureux, même venant des toits, (il y a une famille sur le toit). Et des enfants nous demandent :

« Quieren jugar con nosotros ? »

Galoo leur renvoie la balle ;

la partie continue.

Quel monde de sourires, de rires. Ce soir, on déguste notre soirée au Jardin, partageant des plats délicieux et, pour finir, une fondue au chocolat…

Rencontre avec Francisco – Campesino, dans son jardin, San Pedro, Guatemala.

Francisco cultive toute la terre qu’il a en sa possession : et il y pousse tout ce qu’il peut : des fleurs, des bananes, des mangues, des avocats, des “frijoles”, et du café. Le café. « Cet arbre de 3 m de haut, il a 3 ans, il atteint sa maturité à 6 ans. Mais à tout âge, il faut que l’arbre ait suffisamment d’eau pour nourrir la graine. En août, la graine de café est verte. Elle devient rouge en novembre, il se cueille en novembre, décembre. Puis la graine se met au soleil, puis on la cuit, puis on mout le grain dans la coopérative de San Pedro. »

Jour 38 : Otra vez !

 

Vamos a desayunar muy rico para ir a la PLaya Dorada, es decir caminar una hora solo para ir. Cruzamos los campos de café y de maís. Encontramos a algunos jovenes de Israel, viajando en America Latina. Disfrutamos de la vida.

Le petit déj’ qui booste! Œufs, panqueques, légumes, fruits ! En route vers la playa Dorada, de nouveau mais pour en profiter autrement. Juanita, nous fait une assiette de poulet à transporter au bout des doigts, merci Galoo ! On traverse les champs de café et plouf ! On reste sur notre ponton, on plonge. On prend le soleil, dans le bon sens pour une fois ! Sur la plage cette fois ci, des jeunes d’ici, et un groupe d’israéliens. Yaron vient discuter avec le conducteur du bateau qui nous raconte n’importe quoi. Avant de partir, Yaron nous lance une carte de son pays. « Bokyoto » !

Sur le pont, on joue de la flûte, alors que les jeunes improvisent une partie de foot sur la plage pentue. Et sur le chemin du retour aussi, les ballons dans les rues, après l’école, les filles même en robe, marquent des buts ! On surprend un écureuil venu chercher le soleil exceptionnel de la journée. Ce soir les étoiles sont visibles, on voit des éclairs. Galoo a trouvé 10 acorotd’Israël. Galoo s’est pris le toit du resto sur la tête. Un mec pas net trainait son camion. On jouait dans la rue. Le linge est propre !

Jour 39 : Altos de San Pedro

 

Dificil de dormir. Gaela es enferma. Yo sueño de nuestro viaje que sigue. Todavía, nos despertamos y vamos al mercado, que es tan inteeresante entonces subimos al Cerro y nos sentamos en las sillas de una cancha de futbol. Aqui es el deporte nacional. Volviendo a la ciudad, disfrutamos de una nieve, y un chavo nos hace una entrevista en vivo en la radio!

 

(Grepohana = musica en tzutujil ) 4h du matin, on se réveille. Galoo est malade, Guigui rêve d’un périple en Amérique en vélo. Des projets. De l’aventure. On se rendort heureusement, pour se réveiller à 10h. Le fameux marché ne sera pas si fameux, on connaît les marchés du Mex… Mais tous ces gens dans la rue semblent profiter du bon dimanche. Des gosses lancent des pétards en l’air.

Deux sourdes communiquent par gestes. On tente l’ascension vers le mirador. On prend une petite rue oubliée des cartes routières, mais plein de gens d’ici. On monte, on monte, on entend des applaudissements en haut. Ce sont les juniors de San Pedro qui disputent la balle de foot. Match officiel. On s’assoie avec des supporters. Le terrain malgré le peu d’herbe est le mieux placé. Le gardien visiteur profite du panorama. A chaque action, un nuage de poussière trouble le jeu, l’arène est en folie. Score final 2-2 pour les seniors, 3-2 pour les juniors. Pour le  type à côté nous, le foot, puis le basket sont les sports des guatémaltèques.

Après la pizza de Maria, on se prend une glace à la Neveria pour changer des Bombas de Sarita. La musique est à fond, Herbert anime l’ambiance pour attirer la foule avec le populaire « Grupo Rana ». Il prend le micro : « Des français, Gaëla y Guillermo viennent découvrir le pays !…». On passe à la radio! Spéciale dédicace d’Herbert.

Jour 41 : Desde San Pedro hasta Quetzaltenango

Compte à rebours qui commence. On dit “Adios” à Domingo, notre hôte tranquille. On se fait un petit déj’ de fous, le même qu’hier au Shanti Shanti, puis on va marchander avant de « sauter » dans le bus pour Xela. On part une minute après. Le bus c’est toujours la moitié du trajet à coup de klaxon, une montée d’adrenaline à chaque virage, des doublages de bagnoles dans des endroits pas commode, c’est la compète quoi. Le lago Atitlan, une fois de plus est superbe, Galoo s’endort sur mon épaule, puis dort si bien qu’elle endort mon épaule… 3h de bus ! A Nahuala, les hommes portent des kilts marrons à points gris et des chemises bariolées blanches. On sent qu’on arrive à Xela. De plus en plus de bus, le terminal n’est pas loin. Des dizaines de bus ! On sort du bus pour se lancer dans un marché énorme, plein de fruits, de cacahuètes, de céréales, de couleurs et de gens qui parlent et qui rient. On remonte tout jusqu’au parque central. Les étudiants sortent de cours, en tenue costume bien sur ! On demande à un libraire de nous prêter son téléphone. Sympa le mec, il appelle Armando, notre prochain CouchSurfer en direct live pour nous. Plus sympa encore, Armando vient nous chercher devant sa librairie, dans 5 minutes. 5minutes, le temps de tchatcher avec le libraire sur l’éducation au Guatemala et de voir aussi arriver la pluie. Armando nous fait monter dans son pick-up du Gobierno (il est consultant ingé agronomie en risques d’incendies de forêts). D’entrée, on rigole, on déconne. Il nous apprend plein de trucs. On parle Guaté, Mex, politique, déconne, études… Il nous emmène voir deux villages. Xeuil, un village à l’église pittoresque, aux façades angéliques, et un autre qui est en fait le village berceau du christianisme au Guaté, avec ici une église minuscule, taille réduite. Sur le chemin du retour, on parle de la soirée. On va lui préparer une vraie spaghetti carbo. Galoo est la chef, Guigui l’assistant, Armando l’assistant 2. On termine le plat. Familiar pourtant ! On parle jusqu’à minuit. Enorme ce Armando. Xela est une ville à visiter de jour comme de nuit, le zocalo est superbe quand il est illuminé.

Sur un trip : Armando propose à Galoo de conduire son Pick-up.

« El café està bien ? El café no, el chocolate si ! (café de Luna)”

Ce matin, on s’est réveillé avec les voix de la chorale de l’école.

Jour 42 : Xela

Repos à Xela

Jour 43 : De Quetzaltenango a Huehuetenango

  « Il y a un truc que j’ai pas compris : Caballeros, c’est pas une douche ? « 

Là, le rêve du cheval qui galope tombe à l’eau pour maintenant. Trop cher, mal desservi. Ok, on va tracer notre chemin.

Là, une dame nous demande : « Que haria si habien perdido su pasaporte ? »

On lui répond « Hem…. » en fronçant les sourcils, interrogés. Flip… Et là, elle nous explique tout, qu’elle a trouvé tous les papiers d’un hollandais dans un terminal de bus hier soir (passeport, carte bleue, la totale…). Ce type, quoi qu’il lui soit arrivé, il a un ange gardien. Il va pouvoir retrouver ses papiers grâce à un travail collectif G&G team work, la dame et l’employée d’agence. Elle nous laisse son ordi pour aller sur Facebook, rechercher le profil du mystérieux type. Ok, c’est trouvé, lui et ses 3 potes, les 3 filles de la dame, quand elles s’en vont, curieuses, frappent à la porte pour nous dire aurevoir. Armé de nos derniers quetzals, on arpente le marché étouffant ? Noir, tout est mélangé, la bouffe, les fleurs, les vêtements, et la viandasse bien sûr au milieu des tissus colorés et des croquettes pour toutou. J’aime le magasin avec des vélos suspendus à la vitrine et un beaf en plein milieu. On sort croyant s’être libérés de carcan, mais c’est un type qui agite un énorme Python devant la foule maintenant. En plein Zocalo.

On rencontre 2 australiens, aventuriers, qui travaillent par ci par là, et on passe la soirée à discuter avec eux. Ils ont tout claqué dans leur pays pour tripper en Amérique, travailler plus ou moins à la rache. Et vivre l’expérience.

Jour 44 : de Huehuetenango à Comitan (ou) GUATEMALA – Mexique ! Le retour

À lire dans prochain chapitre

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