TransHimalayenne en Royal Enfield – 3/J3 @Pangong Tso & Chang La

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TransHimalayenne en Royal Enfield – Challenge accepted ! 

A 3-day immersion, a boneshaking   500km challenge to ride over the highest roads ever (+18000 ft. alt.)… to discover what ? Hunder desert, vertical views of the Nubra Valley, and all tints of blue on Pangong Lake. At these heights, the compression of the mono cylinder is so weak that it reminds you the few oxygen running into your lungs. Like us, the Enfield will cough for sure and use all the remaining power to go up, to ride over sand and dirt tracks, to cross rivers and on. Challenge accepted ! 

3 jours en immersion, 500 km à se secouer les os sur les routes les plus élevées ( max 5600m alt.) pour découvrir quoi ? …le désert de Hunder, les vues vertigineuses de la vallée de Nubra, et toutes les teintes de bleu du lac Salé Pangong. A ces altitudes, la compression du monocylindre est si faible qu’elle rappelle le peu d’oxygène qui circule dans nos poumons. Comme nous, la Bullet va devoir puiser dans toutes ses ressources disponibles pour passer les sommets, franchir les rivières et négocier les pistes de rocaille et de sable. Challenge accepté !

Jour 1 : de Leh à Hunder, en franchissant le Kardung La à 5602m

Jour 2 : de Hunder à Man, sur les bords du lac de Pangong, via la vallée de la Nubra.

Jour 3 : de Man à Leh, en franchissant le Chang La, à plus de 5300m puis descente vers Chemré et Hemis.

TransHimalayenne en Royal Enfield – 2/ Zanskar, Indus Valley North

This time from Leh, we explore the North of the Valley with the motorbike. The first kilometers go along military sites where you can’t stop or photography. Then the curves of the road lead us to the astounding Zanskar-Indus confluences, where the clear blue of the Indus melt with the sandy colors of the Zanskar. At the end of the trip, we reach the unique monastery Alchi, dated XIth century. 

Cette fois ci, depuis Leh, nous enfourchons la Bullet et partons explorer le Nord de la vallée. Les premiers tours de roue nous font traverser des camps militaires via d’interminables lignes droites, où nous ne pouvons nous ni arrêter ni photographier. Puis après les courbes de la route, nous stoppons net : le confluent des rivières Indus, bleu profond, et Zanskar, couleur sable, offre un mélange de couleurs et un spectacle naturel superbe. Plus tard dans le Road trip, nous ferons escale au monastère d’Alchi, unique par ses peintures préservées du XIeme siècle. 

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Hey BRO, good job ! 

Each part of the road has its step : from the gravel track to the fresh cemented road. The Borders Roads Organization broke the mountain in small pieces of rock to be able to connect the valleys of Ladakh. Here is a compilation of their pride and funny warning messages left on the road.

Chaque fraction de route en est à son étape : de la piste de cailloux au billard fraîchement goudronné, en passant par les chemins ensablés ou les nids de poule à éviter.
Il a fallu casser de la montagne en petits cailloux pour arriver à connecter les vallées du Ladakh!

Des travaux improbables à près de 5000m d’altitude. Sur les routes les plus hautes du Monde, on les croise par groupes de dix à 20, équipés de marteaux et de sceaux. Des « Julley! », des salutations vont et viennent. Quand la route est nivelée, place aux vieux camions Tata et aux machines de chantier, puis enfin la goudronneuse. Les Employés de la BRO (Border Roads Organization) affichent fièrement leurs couleurs sur des bornes, accompagnées de messages de prévention ou de publicité.
Au fil des kilomètres, nous avons eu envie de créer une compilation des messages qui rythment notre quotidien de routards.

Et bien d’autres  :

« Safety on the Road. Safe tea at Home »

« Don’t be nervous on my curves »
« Expect the unexpected »

Tours de roues et détours

Elle se fond dans le paysage, elle fait 1 avec les routes indiennes, le pouls de son monocylindre pétaradant résonne autant dans les rues de Delhi que dans les campagnes du Kashmir… La Royal Enfield est la moto incontournable en Inde. Elle a tout gardé de son style d’après-guerre, avec sa bouille à phares et clignotants ronds, son kick et ses jantes à rayons. (Enfin presque, elle a dû se moderniser légèrement pour obéir aux réglementations : frein à disque avant, démarreur électrique, mais pas beaucoup plus.)

En même temps, dans la catégorie « gros cubes », à part les Royal Enfield, il n’y a pas trop le choix.. Et puis rien de mieux pour être en immersion totale avec les éléments. Le choix est fait : ce sera la Bullet 500 Classic. 

elles sont partout!

Konchok organise des expéditions à moto dans la région, c’est un contact précieux à Leh, et même si nous voulons rouler seuls et sans guide, il nous aide à la préparation de la moto et des itinéraires, en fonction de l’état des routes et des conditions climatiques.

Notre Bullet noire connaît bien les routes du Ladakh avec ses 30000 km au compteur. Le porte bagages a été ajouté pour supporter les sacs, les outils et deux bidons d’essence. 
Premiers tours de roue dans la ville, puis des détours. Adoptée ! 

A ce jour nous parcourons les routes du Kashmir avec la Royal Enfield. Prochains articles dédiés aux premières expéditions, à suivre!

Leh : l’essentiel

Leh vue depuis le Tibetan Friends Corner

Petit mémo et infos pratiques sur la capitale du Ladakh, point de départ incontournable pour explorer la région. 

Leh en un mot : « Julley ! »(Un mot ladakhi exprimant autant un salut, qu’un merci ou un signe de gratitude)

En quelques chiffres : à 3500 mètres d’altitude. Entourée de pics allant de 4000 à 6123m.

Y aller depuis Delhi, plusieurs options : 

– en bus ou taxi partagé : plus de 20heures, mais très économique et routes pittoresques, notamment les derniers 450 km entre Manali et Leh.

– en avion : 1 heure 30 (notre choix pour ce voyage, afin de profiter au maximum des températures de début octobre, entre 5 et 20 degrés)

Quand y aller : haute saison entre juillet et septembre. Début octobre agréable. Accès route limité et dépendant du climat à partir de mi-octobre.

Population : ladakhis, tibétains, népalais, indiens militaires ou venant faire la saison d’été. Bouddhistes essentiellement, mais aussi hindouistes et musulmans. 

Que faire à Leh : treks, rafting, roadtrips en voiture ou à moto, découverte des temples de la région.

Quoi manger : des plats ladakhis et tibétains comme le tukpa, le tenduk (des soupes de pâtes avec des épinards, des légumes et de la viande), ou encore les fameux « momo ». Ici le thé se boit salé et avec une cuillère de beurre. À tester absolument! « Jimbo rakhley! » (Délicieux !)
Leh est la capitale du Ladakh, région à dimension humaine comparée aux mégalopoles indiennes, qui tire ses ressources de 3 activités principales :

– la force militaire : ils sont partout ! Il faut dire que la région du Kashmir, dans laquelle se trouve le Ladakh, a des enjeux géopolitiques, de par ses voisins pakistanais et chinois, donc l’armée indienne y déploie une grande partie de ses troupes.

– le tourisme : chaque village possède des intérêts culturels liés à l’héritage bouddhiste ou historique, beaucoup d’indiens viennent également y séjourner en été. Même dans les endroits les plus reculés, des guest houses et des homestays accueillent les visiteurs.

– l’agriculture : ce n’est plus étonnant désormais de voir des cultures à plus de 3500 mètres d’altitude, les rivières Zanskar, Hindous et Nubra permettant d’irriguer les vallées.

Ce mémo est écrit comme l’on vit notre voyage, c’est à dire sans guide de voyage, très peu d’Internet. Nous rédigeons au gré des rencontres avec les locaux. Si besoin d’infos complémentaires ou si une coquille est identifiée, n’hésitez pas à nous le faire remonter via un commentaire!